liberation le 19/10/2011

Blog de souiri :mogador, liberation le 19/10/2011

Entretien avec Françoise Atlan, chanteuse et directrice artistique du Festival des Andalousies Atlantiques d’Essaouira : “Il ne s’agit pas de gommer les différences, mais d’en faire des spécificités qui circulent librement entre ellesFrançoise Atlan parcourt le monde des concerts et festivals (Carnegie Hall à New York, Festival de Mexico, Festivals de Fès et d’Essaouira) et ceux des conférences et master class (Genève, Paris, Montréal,...). Directrice artistique du Festival des Andalousies Atlantiques d’Essaouira pour la troisième année consécutive, cette dame a une aura particulière. Elle la doit à son appartenance à une double culture, à son attachement à ses racines judéo-maghrébines, à sa curiosité musicale et intellectuelle, à son ouverture sur le monde et à son parcours exceptionnel de chanteuse et de musicologue. A travers son chant, Françoise Atlan est porteuse d'un message d'espoir, de partage, d'émotion et de tolérance. Autant de valeurs qui caractérisent la démarche et les choix du Festival des Andalousies Atlantiques.

Libé : Cette année, le Festival des Andalousies Atlantiques éteindra sa huitième bougie. Quelle est la particularité de cette édition? Françoise Atlan : Chaque édition, depuis huit ans, possède sa singularité… Cette année encore, la ville d’Essaouira accueille des artistes dont la personnalité est elle aussi singulière. Pour cette nouvelle édition du Festival des Andalousies Atlantiques d’Essaouira, un Festival créé, porté et soutenu par l‘Association Essaouira-Mogador, présidée par André Azoulay, et en partenariat avec la Fondation des Trois Cultures à Séville, nous avons voulu donner un sens à une notion qui nous est particulièrement chère, celle de la transmission.. La transmission d’un savoir, d’un apprentissage, qui se perpétue de génération en génération, en l’occurrence l’héritage musical. Mais une transmission qui nous mène vers l‘avenir aussi. Nous ne sommes pas dans la nostalgie, bien au contraire. Ne pas prendre conscience de cela, et en même temps, occulter le rôle du savoir de nos aînés, c‘est un peu comme si l’on voulait construire une forteresse…. sans les éléments architecturaux qui font que cet édifice se tient debout ….et perdure, enrichi des apports novateurs des jeunes générations. Le choix de la programmation, cette année encore, se veut l’image, nette et précise, de cette notion, et nous pourrons en juger dès la soirée d’ouverture, avec l‘Orchestre des jeunes talents du Conservatoire de Fès, qui constitue en quelque sorte la « relève » de la prestigieuse Ecole d’Abdelkrim Rais, actuellement représentée par Si Mohamed Briouel, et dont la majorité des membres des jeunes talents fait partie aujourd’hui. Comme directrice d'un festival international placé sous le thème de l'interculturalité, quelles idées et sentiment vous confère cette responsabilité ? Tout d’abord, je dirai que le fait d’être artiste moi-même, apporte à mon engagement un sentiment à la fois de grande responsabilité ainsi que vous le dites, animée par une urgence : une urgence à faire entendre, à faire savoir, ce que j‘ai toujours chanté et continuerai à chanter : Convivencia, l’art de vivre ensemble, de partager nos cultures et nos mémoires, additionnées certes, mais non assimilées les unes aux autres : ce serait les annihiler que de nier leurs spécificités, et elles sont nombreuses. En ce sens, le Maroc, et plus particulièrement Essaouira, la ville qui abrite ce Festival, constitue le terreau fertile et inaltérable de cet art de vivre ensemble. Il ne s’agit pas de gommer les différences, mais d’en faire des spécificités qui circulent librement entre elles, se côtoient et se frôlent -, parfois même se « frottent »- !, mais toujours se rencontrent. C‘est une constante du « fait » musical maghrébin, à travers également le Melhoun qui emprunte au style « Ala », par exemple. Et bien sûr, le « fait musical » reste indissociable du « fait » culturel et social : c’est cela que nous nommons « Convivencia ». Vous avez pris le relais de la direction depuis deux ans maintenant. Est-ce que vous pouvez nous dresser un constat des acquis d’une part, du plus que vous avez apporté et du travail qui reste à faire en perspectives d’autre part ? Effectivement, et pour la troisième année consécutive, la visibilité à l’international (nous avons eu l’an dernier un magnifique « Carnet Nomade «de la journaliste Colette Fellous de France-Culture par exemple) ne cesse de croître. En même temps, le Festival, qui a été créé par l’Association Essaouira–Mogador, reste éclectique, absolument pas élitiste : d’aucuns pourraient le penser, ou lire une programmation « pointue », et exigeante dans ses choix. Pourtant, on peut y voir se côtoyer, -aussi bien lors de nos matinées-colloques à Dar Souiri que de nos concerts de l’après-midi à Dar Souiri encore, ou des concerts du soir à Bab El Menzeh- les habitants d‘Essaouira, femmes, enfants, qui viennent très souvent en famille, la jeunesse souirie, des journalistes des chaînes nationales et internationales, des touristes de passage ou venus spécialement pour l ‘évènement, ou encore des ministres. Nous avons également cette année décidé de donner encore plus aux Souiris, la possibilité de s’exprimer, et de nous montrer combien ils sont attachés à leur patrimoine musical et culturel, et combien nous sommes nous-mêmes conscients de sa valeur et de l’urgence à la sauvegarder, la pérenniser, à la prolonger à travers la jeune génération. C‘est ainsi qu’au-delà de minuit, après le dernier concert de Bab El Menzeh, et ce, à partir du jeudi 27 octobre, nous nous retrouverons tous à Dar Souiri, en compagnie des confréries d‘Essaouira, à travers chants et danses : encore un témoignage extraordinaire de la vitalité des habitants de la cité des Alizés. Les talents à Essaouira en particulier, comme dans tout le Maroc, sont nombreux et cette créativité est nourrie par un savoir ancestral et le respect de ce savoir. Nous nous devons de le faire non seulement éclore, mais aussi veiller à ce qu’il puisse constituer un témoignage vivant de cette formidable « pépinière », le donner à voir et à entendre. Il n'est jamais évident de gérer un si grand projet culturel et artistique avec des interférences à la fois culturelles, ethniques et politiques ainsi que des contraintes financières importantes. Pouvez-vous nous donner une image des difficultés que vous rencontrez à chaque édition? Bien sûr, c’est un projet immense que d’avoir choisi d’être attentif aux valeurs que porte le Festival des Andalousies Atlantiques d‘Essaouira, et ce depuis sa création, lui-même porté par l‘Association Essaouira-Mogador. Par ailleurs, le Festival des Andalousies Atlantiques d‘Essaouira n‘a pas vocation à être un Festival «ethnique », ni de « musiques du monde », même si le Monde s’y rencontre et y participe, aux côtés des Souiris. Effectivement, nul doute que la « barque» reste fragile, non pas quant à notre désir de bien faire, mais de manière plus pragmatique, en raison des difficultés financières que nous rencontrons et ce, malgré l’apport de la Fondation des Trois Cultures sise à Séville, ainsi que la participation de nos sponsors. Il faut rappeler que le Festival des Andalousies Atlantiques d‘Essaouira est grand par sa qualité, mais petit par rapport aux autres Festivals en termes de budget. De plus, nous n‘échappons pas au contexte international de la crise. Mais cette année encore, tous les concerts et colloques sont gratuits, et nous espérons conserver cet accès libre. Est-ce que vous pensez que sur le plan institutionnel, la ville d'Essaouira accompagne suffisamment la vision et les objectifs du projet ? Le Festival des Andalousies Atlantiques d’Essaouira a été créé par l’Association Essaouira-Mogador, dont le président est André Azoulay. Depuis 20 ans, elle s’investit pleinement pour la ville d’Essaouira, avec un but : celui de dynamiser et optimiser le potentiel créatif de la ville et de ses habitants. Le potentiel humain est immense, sa capacité d’ouverture au monde en fait un atout de premier choix. Sauvegarder le patrimoine économique et social, être attentif à la préservation du patrimoine urbanistique et culturel de la ville, la promotion d’Essaouira et de sa région : tels sont les choix de l’Association Essaouira–Mogador, et tous les Festivals créés à Essaouira se veulent et sont le résultat de cette volonté. L’Association Essaouira-Mogador vise également au renforcement du tissu économique et de l’infrastructure locale, et lors de chaque Festival à Essaouira, la population est impliquée. En ce sens, on peut véritablement dire que le Festival des Andalousies Atlantiques d‘Essaouira participe à cette valorisation. Ce festival n’a pas vocation à être uniquement un événement artistique désolidarisé des préoccupations et des réalités de la vie souirie. Il s’inscrit pleinement dans la vie de la cité, et participe à son essor. Ainsi, nous travaillons étroitement tous ensemble, et ce, à tous les niveaux institutionnels. Quels sont les moyens que vous entendez mettre en place pour pérenniser les résultats du Festival ? Il faut continuer à échanger, à collaborer, de la même façon qu’aujourd’hui, et veiller à ce que la population d‘Essaouira soit de plus en plus impliquée. La présence de plus en plus importante des Souiris aux concerts, que ce soit à Dar Souiri, (siège de l‘Association et espace emblématique de la vie culturelle de la ville), ou aux matinées-colloques ou aux soirées A Bab El Menzeh, nous montre le chemin et nous renforce dans notre conviction et notre détermination. Programme de la 8ème édition Jeudi 27 octobre 21h00 – 22h15 : Bab El Menzeh Soirée d’ouverture avec l’Orchestre des jeunes talents du Conservatoire de Fès dirigé par le talentueux Driss Berrada : Les dignes héritiers de l’Ecole prestigieuse d’Abdelkrim Rais et de leur Maître d’aujourd’hui Mohamed Briouel, nous invitent à un pur moment d’Ala, dans la continuité de l’Ecole de Fès. 22h30-00h00 : Bab El Menzeh Le grand chanteur Maxime Karoutchi, originaire d’Essaouira, dont la voix exceptionnelle parcourt le monde entier, connu et adulé de tous les mélomanes du Maghreb, rendra un hommage aux grands chanteurs d’Essaouira dont il est l’héritier, et nous offrira son répertoire de prédilection : le répertoire judéo-marocain, à travers les chansons de Salim Hallali et de Samy El Maghrebi : un grand moment en perspective ! Au-delà de minuit ….à Dar Souiri La fête se poursuit avec les confréries d’Essaouira, pour un moment plein de joie et d’allégresse, à travers leur répertoire multiséculaire, ancré dans la tradition marocaine et en particulier, celle d’Essaouira. Vendredi 28 octobre 10h30 –12h30 : Dar Souiri Colloque : « Partage autour de nos mémoires et cultures additionnées ». Des moments d’échange à la fois de grande intensité, et de respectueuse écoute de l’Autre, auxquels chacun est convié, en marge des concerts. La présence des artistes nous donnera l’occasion de les entendre aussi à travers les chants et musiques qu’ils nous offriront de manière tout à fait intemporelle et généreuse. 15h30-16h30 : Dar Souiri «L’Etoile du Melhoun», la chanteuse Laila Lamrini, nous emmènera la fois dans le monde du «Chaa’bi El Maghrebi » », du Melhoun et des chansons de Samy El Maghrebi : un répertoire admirablement servi par sa voix mélodieuse, nous donnant ainsi un bel aperçu de son talent. 16h45-18h00 : Dar Souiri «La diva du Hawzi », pour la première fois au Maroc, Naima Dziria invite le grand pianiste Maurice Medioni pour un duo inédit : un incroyable moment de complicité, à la fois intimiste et chaleureux, pour un clin d’œil au répertoire populaire de l’Alger des années 40. 21h00-22h15 : Bab El Menzeh Hommage à Maître Ahmed Piro : le chantre du Gharnati, accompagné de sa talentueuse élève, la chanteuse Baha Ronda, nous transportera dans le monde de la Nouba au parfum de la ville de Grenade. Ils seront accompagnés par l’Orchestre Chabab Al Andalous, dirigé de main de maître par Amine Debbi. 22h30-00h00 : Bab El Menzeh Naima Dziria, la «diva du Hawzi », que nous retrouvons à présent sur la grande scène, une chanteuse à la voix tour à tour fascinante et bouleversante, nous fera découvrir ou redécouvrir le répertoire Hawzi et Chaabi, dont elle est l’incarnation absolue, dans la plus pure tradition de la ville d’Alger dont elle est originaire. A ses côtés, l’orchestre Tarab dirigé par le sémillant violoniste Fouad Didi, l’un des meilleurs représentants de l’Ecole de Tlemcen. Au-delà de Minuit…. à Dar Souiri En compagnie des confréries et artistes d’Essaouira Samedi 29 octobre 10h30-12h30 : Dar Souiri Colloque : « Partage autour de nos mémoires et cultures additionnées », ponctué par des instants musicaux de pure poésie nous invitant à la réflexion. 15h30-16H30: Dar Souiri «Flamencos de Moron», un moment de «Flamenco Puro» suivant la tradition gitane d’Andalousie, authentique et savoureuse : un moment précieux dans le bel écrin de Dar Souiri. 16h45-18h00 : Dar Souiri Hommage à Lili Labassi L’orchestre Tarab de l’Ecole de Tlemcen que nous retrouverons avec le fabuleux violoniste et chanteur Fouad Didi pour revisiter les pièces exceptionnelles du répertoire du Maître Lili Labassi. 20h30-21H00 : Bab El Menzeh «Brises de ballet» avec la troupe du Royal Ballet de Londres, l’occasion unique de découvrir, à travers le travail musical et chorégraphique de deux jeunes et déjà grands solistes du Royal Ballet de Londres, l’influence des traditions arabo-andalouses sur la danse classique occidentale. Ils offriront une occasion merveilleuse aux petites filles d’Essaouira : participer à des ateliers de danse classique, tout au long du Festival. 21h15-22h30 : Bab El Menzeh «Flamencos de Moron » pour un «Duende» Flamenco à l’état pur, à travers le « Cante Jondo » et le « Baile » de ces magnifiques artistes venus de Séville qui nous invitent à une véritable « fiesta » gitane et andalouse. 22h45-00h00 : Bab El Menzeh Hommage à Samy El Maghrebi Une découverte : la jeune et talentueuse chanteuse Sanaa Marahati dont la voix expressive et colorée rend hommage à Samy El Maghrebi. Entre Mawal et Qaçayed, idylles ou chansons existentielles, elle chante l’amour et la beauté, thèmes chers au Maître Samy El Maghrebi. Au-delà de minuit… à Dar Souiri Ultime rendez-vous dans une ambiance qui promet d’être des plus festives pour continuer et clore en beauté la 8ème Edition du Festival, en compagnie des artistes d’Essaouira ….. et des autres !

 

 

 

mercredi 19 octobre 2011 18:32


liberation le 4/10/2011

Blog de souiri :mogador, liberation le 4/10/2011

Essaouira : Un nouveau souffle pour le secteur agricole

La province d'Essaouira qui compte 452979 habitants, dont une population rurale de 357417, soit 79%, et s'étend sur 649115 hectares dont 2758 ha seulement sont irrigués, connaît une grande dynamique au niveau du secteur agricole qui fait l'objet d'un ambitieux plan de développement provincial en déclinaison des objectifs du Plan Maroc Vert à l'horizon 2020.
Le plan agricole de la province s'est fixé comme objectifs stratégiques l'amélioration du revenu des agriculteurs, la lutte contre la pauvreté et la précarité et l'amélioration de la productivité. Sur le plan opérationnel, ledit plan affiche les ambitions d'intensification de la production, l'extension des superficies ainsi que la valorisation des produits.
S'appuyant sur deux grands axes, le programme cible la filière de l'olivier avec six projets d'un coût de 118 millions de dirhams, l'arganier (19 millions de dirhams), le caroubier (7,8 millions de dirhams), l'apiculture (16 millions de dirhams), la viande rouge à hauteur de 21 millions de dirhams et la filière du bovin laitier (34,15 millions de dirhams).
Pour la filière de l'oléiculture, dix-huit communes rurales bénéficieront dès cette année d'un grand projet qui mobilisera les organisations professionnelles des agriculteurs, le ministère de l'Agriculture et de la Pêche maritime autour de trois actions qui ont pour objectifs directs l'organisation des agriculteurs, la plantation des oliviers sur 2500 ha, l'accompagnement des agriculteurs et le renforcement de leur capacité. Les responsables affichent l'ambition de voir la valeur ajoutée annuelle passer à plus de 41 millions de dirhams, la réalisation d'une marge bénéficiaire annuelle de 10.000 dirhams par agriculteur, et puis la valorisation des ressources hydriques par le biais de techniques qui permettront la réduction de l'érosion, la lutte contre la désertificatio et l'amélioration de la biodiversité.
Quant à l'arganier, il fera l'objet d'un projet d'appui à la bonne gouvernance au sein des coopératives arganières au niveau de 27 communes rurales en vue d'organiser les femmes dans des coopératives pour passer de 37 à 50 structures, l'aménagement et l'équipement des unités de production des coopératives arganières, l'accompagnement de 25 coopératives à l'adoption des principes de bonne gouvernance, et l'appui à la commercialisation du produit à travers une action de mise à niveau du GIE. Ce projet qui touche l'un des principaux piliers du secteur agricole à Essaouira permettra la création de 1000 postes stables, l'amélioration du revenu mensuel des femmes rurales pour ainsi atteindre 1200 dirhams, et la création d'une valeur ajoutée additionnelle de 25 millions de dirhams annuellement.
La filière de l'apiculture bénéficiera, quant à elle, d'un projet de développement sur 26 communes rurales en partenariat avec les coopératives apicoles, l'Union apicole Al Wahda, et l'agrégateur. L'objectif étant d'organiser 3000 apiculteurs dans le cadre de coopératives, la mise à niveau des coopératives apicoles existantes, l'appui à la commercialisation du produit à travers la mise à niveau d'un GIE et le développement de l'apithérapie. Cette démarche aboutira à l'horizon 2015 à la réalisation d'une production additionnelle annuelle de 100 tonnes de miel, la réalisation d'une valeur ajoutée annuelle de 7 millions de dirhams, ainsi qu'une marge bénéficiaire annuelle de 17 mille dirhams par apiculteur.

 

mardi 04 octobre 2011 21:11


aufait le 27/9/2011

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Du 27 au 30 octobre à Essaouira
8e Festival des Andalousies
Muse inspirée et généreuse, Essaouira nous propose cette année encore du 27 au 30 octobre 2011, trois jours inédits de fêtes, de partage et d'ivresse musicale pour la 8ème édition du Festival des Andalousies Atlantiques.

Le rendez-vous très attendu par les mélomanes, sera cette année très largement celui du Maghreb avec pour la première fois au Maroc, Naima Dziria.
Diva parmi les divas, Naima Dziria viendra d'Alger et sera accompagnée par l'orchestre de Fouad Didi (Tlemcen) pour nous proposer un programme spécialement créé pour Essaouira, puisé au plus profond du répertoire Haouzi et Chaabi, avec des haltes qui s'annoncent exceptionnelles, au fil de ce que Musulmans et Juifs ont écrit, chanté et interprété ensemble, d'Essaouira à Constantine ou d'Alger à Tunis.
C'est dans ce contexte que Naima Dziria retrouvera à Essaouira son ami et compagnon de route, le pianiste Maurice Medioni, pour un moment musical d'exception dans la plus pure tradition du répertoire populaire d'Alger.
Guidé par ce même fil d'or et de lumière qui raconte et chante à Essaouira, nos histoires partagées, nos paroles brodées et nos musiques tissées, le Festival des Andalousies Atlantiques a choisi pour son édition 2011 de donner une place éminente aux Femmes et aux Artistes et Chanteurs qui travaillent à la relève de leurs Ainés.
Nous allons ainsi découvrir la talentueuse et très jeune chanteuse Sanaa Marahati, en compagnie de ses musiciens. Née dans une famille de mélomanes de Meknès Sanaa a choisi de revisiter un répertoire qu'elle chante depuis l'enfance, celui de Samy El Maghrebi.
Essaouira aura également l'honneur d'accueillir pour la première fois au Maroc plusieurs danseurs du Royal Ballet de Londres, accompagnés de leurs élèves, dans un spectacle intitulé "Brises de Ballet". Un spectacle créé pour Essaouira et qui a fait le pari de nous faire découvrir l'influence du patrimoine arabo-andalou sur la chorégraphie de la danse classique occidentale.
Grâce à la générosité et au talent des deux grandes danseuses étoiles londoniennes, Liz et Francesca Filpi, il sera offert également aux petites filles d'Essaouira, l'opportunité de participer à des ateliers d'initiation à la danse classique pendant le Festival.
Les temps forts
Dés la soirée d'ouverture, le jeudi 27 octobre, hommage sera rendu à Maitre Ahmed Pirou, illustre interprète de la tradition Gharnatie de Rabat, accompagné par Amine Debbi et ses musiciens, avec la participation de la grande artiste chanteuse Baha Ronda.
Essaouira aura aussi le privilège et la joie d'accueillir l'un de ses fils, le grand chanteur Maxime Karoutchi et ses musiciens. Illustre descendant d'une famille d'artistes et de chanteurs natifs d'Essaouira, auxquels il rendra hommage. Maxime Karoutchi interprétera le répertoire judéo-marocain porté au plus haut degré d'émotion et d'authenticité, tel qu'il est perçu et adulé par les mélomanes.
Enfin, ce sera avec émotion et fierté qu'Essaouira offrira sa grande scène à l'Orchestre des Jeunes Talents du Conservatoire de Fès, ces jeunes musiciens et chanteurs qui ont reçu l'enseignement du maître Mohamed Briouel, dans la continuité de l'école d'exception du grand et regretté Abdelkrim Raïss.

 

mercredi 28 septembre 2011 19:08


le matin le 22/9/2011

Blog de souiri :mogador, le matin le 22/9/2011

Enseignement à Essaouira
La généralisation contribuera au renforcement

Leila Mhidra, pédagogue, affirmé que «La généralisation de l'enseignement préscolaire contribuera au renforcement de l'enseignement scolaire à Essaouira».

«La généralisation de l'enseignement préscolaire contribuera d'une manière très efficiente au renforcement de l'enseignement et à la lutte contre la déperdition scolaire dans la province d'Essaouira, a affirmé, Leila Mhidra, pédagogue et présidente de la Ligue des éducateurs et des éducatrices de l'enseignement préscolaire à Essaouira (LEEPE).
«L'enseignement préscolaire facilite l'épanouissement physique, cognitif et affectif des enfants, développe leur autonomie et garantit leur accès à l'enseignement scolaire, en particulier dans le milieu rural», a-t-elle ajouté dans un entretien accordée à la MAP, à l'occasion de la rentrée scolaire 2011-2012.
L'enseignement préscolaire, atout et nécessité
Mhidra a indiqué que «l'enseignement préscolaire est un tremplin puissant vers l'apprentissage ultérieur puisqu'il concourt au développement des capacités sonsorio-motrices, spatio-temporelles, sémiologiques, imaginatives et expressives des enfants», ajoutant que ce cycle d'apprentissage est un passage obligé pour le développement de l'intelligence et la formation de la personnalité de l'enfant». Elle s'est, également, félicitée des efforts de la délégation de l'Education nationale d'Essaouira visant l'amélioration de la qualité de l'enseignement préscolaire dans la province, appelant les professionnels du secteur et les différents acteurs à renforcer davantage leur coopération afin de répondre aux nouveaux défis du secteur.
La pédagogue qui a déploré l'insouciance de certains parents face à l'importance du préscolaire, a lancé un appel aux différentes communes de la province à encourager ce cycle d'apprentissage et à contribuer au développement de l'enseignement préscolaire par la construction et l'équipement des structures et la prise en charge du personnel enseignant.
Le secteur privé plus impliqué
Mhidra a mentionné que «la province compte désormais environ 1.430 établissements dont la majorité relève du secteur privé, précisant que plus de 13.200 apprentis encadrés par 1.490 cadre pédagogique poursuivent leurs études dans ces établissements».
Elle a, également, souligné que «le manque des ressources humaines qualifiées, des manuels de l'enseignement préscolaire et autres supports adaptés aux activités pédagogiques bloquent le développement du secteur dans la province», ajoutant qu'il est temps de lancer le dialogue autour des problématiques de l'enseignement préscolaire dans la province.
La plupart des écoles privées à Essaouira ont opté pour le préscolaire, depuis leur création, avec des éducatrices et des éducateurs qui n'ont bénéficié d'aucune formation dans le domaine de la petite enfance», a-t-elle dit.
Mhidra a, aussi, noté que ces établissements peuvent dispenser un enseignement préscolaire plus au moins de qualité en recrutant des éducatrices et éducateurs qualifiés et en leur offrant des formations leur permettant d'être productifs, ajoutant qu'ils ont acquis une grande expérience en la matière.
La Ligue, nouvel élan
Mhidra a rappelé que «la Ligue met à disposition des enfants et du personnel de l'enseignement préscolaire, l'ensemble de ses compétences en matière éducative, au travers des actions bien ciblées, expliquant que depuis 2004, date de création de la Ligue, des cycles d'encadrement et de formation continue ont été organisés».
«L'objectif était d'améliorer le rendement des éducateurs et des éducatrices pour qu'ils réussissent à inculquer aux enfants des bases plus au moins solides pour un bon parcours scolaire, ainsi que d'améliorer la qualité de l'enseignement préscolaire dans la province», a-t-elle poursuivi. «La Ligue, compte cette année, organiser un cycle de formation sur la pharmacie préscolaire en collaboration avec la délégation provinciale de la santé pour permettre aux éducateurs et éducatrices de venir en aide des enfants accidentés en milieu scolaire», a-t-elle dit.
Elle a, aussi, indiqué que la Ligue se bat actuellement pour lancer l'opération «un manuel pour chaque enfant», sur toute la province, dans les zones rurales comme dans les quartiers mis en difficulté «, ajoutant que «cette action permettra, sans aucun doute, de développer au mieux les aptitudes et les compétences des enfants scolarisés, ainsi que d'aider les éducateurs et les éducatrices dans leurs démarches pédagogiques».
«La Ligue souhaite également nouer des partenariats avec des organismes internationaux et nationaux pour lancer des manuels électroniques voire aussi des supports de formation audiovisuels et informatiques», a-t-elle conclu.

 

jeudi 22 septembre 2011 19:18


20/9/2011

Blog de souiri :mogador, 20/9/2011

Province d'Essaouira : De la déperdition scolaire à la déperdition universitaire

La question des bourses d'études universitaires ne cesse de faire débat dans la province d'Essaouira porteuse de grands indicateurs d'enclavement et toujours privée de structures universitaires. A l'entame de l'année 2011-2012, les parents des nouveaux bacheliers ont été étonnés de voir le nombre insignifiant de bourses allouées aux étudiants originaires de la province. Soumise à des critères assez injustes, d'après des parents interviewés, la bourse n'aura finalement profité qu'à 59% des candidats.
«Tous les candidats dont les parents touchent un salaire supérieur à mille dirhams ont malheureusement été privés de la bourse ! À quoi peut servir un salaire de mille dirhams de nos jours ? Est ce que l'Etat entend vraiment instaurer une société de connaissance et de savoir ou cherche-t-il à limiter les chances de promotion sociale devant les couches modestes et défavorisées ? Cette décision ne peut malheureusement que favoriser les facteurs de déperdition », nous a déclaré un père non sans pointer du doigt les décideurs au niveau du ministère de Khchichen.
La mobilisation va bon train dans les rangs des parents, les associations des parents et tuteurs des élèves pétitionnent et saisissent autorités locales et élus ainsi que le département de l'enseignement en vue de trouver une issue à cette situation insoutenable.
« Je touche un salaire mensuel de 2700 dirhams, j'ai quatre enfants y compris un bachelier qui doit se déplacer à Marrakech faute d'université à Essaouira. De ce fait, il a besoin d'être logé, nourri, habillé sans citer bien sûr livres, fournitures scolaires et déplacements. Comment pourrai-je subvenir à ces besoins tout en assurant les conditions minimales de survie à ma famille ? Est-ce que je peux me considérer comme quelqu'un d'aisé avec ce salaire de misère puisque le nombre de dossiers acceptés s'est arrêté au seuil de mille dirhams pour ainsi priver mon enfant de la bourse d'études universitaires ?» S'interroge un père sur un ton dénonciateur.
D'après des sources au niveau de la délégation du ministère de l'Education nationale, le chiffre de 1000 dirhams avait été sujet à confusion, car il n'a en aucun cas servi de référence pour l'octroi des bourses. Bien au contraire, l'année dernière le seuil du salaire maximal était de 3500 dirhams. Cette saison, le nombre de dossiers admis a connu une nette progression passant de 416 à 490 , mais cela n'avait aucun effet sur les bénéficiaires, car le nombre de candidats était passé de 514 en 2010 à 817 en 2011. De ce fait, le nombre de bourses allouées à la province n'a pas accompagné l'augmentation des dossiers déposés suite à une compagne de sensibilisation initiée par la délégation du MEN auprès des élèves bacheliers de l'année dernière.
« Malheureusement, les décideurs au niveau central ne se réfèrent pas à un pourcentage précis ; ils travaillent seulement sur l'amélioration des indicateurs de l'année précédente sans prendre en considération le nombre de dossiers déposés. De ce fait, l'amélioration du chiffre des dossiers admis n'a pas accompagné l'augmentation des candidats », a déclaré un membre d'une association des tuteurs et parents d'élèves à Essaouira.
Certes, l'Etat a fourni des efforts pour atténuer le phénomène de déperdition scolaire par le biais d'un plan intégré qui a concerné le logistique, le social et le pédagogique avec l'espoir de voir plus de jeunes Marocains décrocher leur bac (7% seulement actuellement), mais les critères adoptés actuellement pour l'octroi de la bourse d'études universitaires risquent de bloquer le parcours académique des jeunes Marocains qui s'accrochent pourtant contre vents et marées.
Pour les parents et tuteurs des bacheliers privés contre toute attente de bourses, il n'est pas question de baisser les bras, car c'est de l'avenir de leurs enfants qu'il s'agit, et l'Etat devrait en assumer ses responsabilités.

 

mardi 20 septembre 2011 20:06


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