Egalité entre les
sexes
Le Maroc a franchi de grands
pas
Le Maroc a franchi de grands pas en matière d'égalité entre les
deux sexes, a souligné Mme Nouzha Skalli, ministre du Développement
social, de la Famille et de la Solidarité, à l'ouverture, samedi à
Essaouira, des travaux de la première édition du Women's Tribune
Maroc.
Le choix
du Maroc pour tenir cette première édition «est bien mérité car
notre pays a franchi de grands pas dans les domaines des droits
humains et de la démocratie en général, mais plus particulièrement
dans celui de l'égalité des sexes», a indiqué Mme Skalli lors de
cette rencontre organisée Sous le Haut patronage de SM le
Roi.
Les réformes initiées par le Royaume (code de la famille, code la
nationalité) ont montré au monde entier que les valeurs
universelles en matière d'égalités des sexes sont parfaitement
compatibles avec les nobles finalités de l'Islam, a-t-elle
ajouté.
«La réforme du code de la famille avait été annoncée par S.M. le
Roi Mohammed VI devant le Parlement en ce jour historique du 10
octobre 2003 et c'est ce même jour qui a été fixé comme journée
nationale de la femme marocaine, montrant ainsi la détermination du
Maroc à continuer dans la voie de l'égalité des sexes», a poursuivi
la ministre.
Mettant l'accent sur les mesures prises et les efforts déployés
pour lutter contre la violence à l'égard des femmes, elle a précisé
que le gouvernement s'est doté d'une stratégie dont l'objectif est
d'atteindre un développement humain durable basé sur l'équité et
l'égalité des sexes.
Cette stratégie, a expliqué la ministre, s'articule autour de cinq
axes, à savoir les droits civils, la participation à la prise de
décisions, les droits économiques et sociaux, les comportements
sociaux et individuels, la nécessité d'agir sur les stéréotypes
sexistes et l'ancrage de l'équité et de l'égalité dans les
institutions et les politiques et les différents programmes de
développement.
Pour ce qui est de la participation politique des femmes, Mme
Skalli a relevé que les récentes réformes réalisées dans le code
électoral vont faire des prochaines échéances des élections
historiques, car elles vont permettre au Maroc de tourner
définitivement la page du passé de l'exclusion des femmes de la
gestion locale, vu qu'elles vont réserver un minimum de 12% des
sièges aux femmes.
La ministre a également mis l'accent dans son intervention sur la
mobilisation pour rendre la scolarité obligatoire et pour valoriser
et comptabiliser le travail féminin dans l'économie, relevant que
l'INDH lancée par SM le Roi en 2005 constitue une large plate-forme
de mobilisation sociale et de solidarité au profit des régions les
plus défavorisées et en faisant des acteurs et actrices locaux en
même temps des acteurs et des bénéficiaires du développement.
Prenant la parole, la présidente du Conseil municipal d'Essaouira,
Mme Asmae Chaâbi, a estimé, pour sa part, que l'histoire de la
présence des femmes dans les domaines traditionnellement masculins
et sur la scène publique en particulier est complexe et laisse
perplexe à plusieurs égards.
«Bâtir le leadership des femmes passe impérativement par la
visibilité de leur contribution à l'essor social et économique des
communautés», a-t-elle estimé.
Pour elle, il est plus que nécessaire de reconnaître politiquement
le rôle des femmes et de convier la société entière à une
redéfinition des fonctions et des responsabilités attribuées
culturellement aux hommes et aux femmes.
«Il faut d'une part renforcer la prise de conscience des femmes
elles-mêmes, et d'autre part associer activement les hommes à la
prise de conscience collective», a-elle dit.
«Politique et leadership au féminin», «Education, culture, santé et
développement» et «Construire l'avenir économique avec la femme»,
sont les trois grands axes d'intervention lors de cette première
édition (28-30 mars) organisée par l'Association Women's Tribune
sous le thème ««Education, politique, économique : Femmes
co-actrices du développement».
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Date de création : 06/07/06 Dernière mise à jour : 11/03/10 19:10 / 777 articles publiés